Panic! At The Disco enflamme le Zénith de Paris

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En ce 19 mars 2019 le zénith s’est époumoné au rythme des chansons de Panic! At The Disco, ou devrait-on dire le « Brendon Urie’s Show »

La formation était initialement composée de Brendon Urie, Ryan Ross, Spencer Smith et Brent Wilson répartis aux différents instruments ou chant, comme tout bon rock band du début des années 2000. Après plusieurs passages houleux les membres ont finis par tous délaisser la formation aux mains de Brendon Urie (composée à l’origine par Ross et Smith) qui depuis interprète les chansons avec « son » orchestre (qu’il ne présentera pas individuellement ce soir étant donné qu’ils sont au gigantesque nombre de .. neuf).

20h, les lumières s’éteignent et entre en scène le groupe A R I Z O N A, groupe américain provenant … du New Jersey tout à fait.

La formation joue des morceaux assez mélodieux mais manquant parfois d’énergie qu’on s’attendrait à voir à un concert de Panic!. Mention spéciale cependant pour le dernier morceau, l’entraînant et entêtant Cross My Mind qu’on ne boudera pas.

Entracte, les techniciens s’affèrent, courent dans tous les sens, évacuent les plateformes d’ARIZONA à coup de chariot élévateur, libèrent la scène. Le show se prépare. Et pour bien le montrer, une fois tout installé, un compte à rebours de 10 min se lance, ne manquant pas de faire hurler tous les fans présents dans la salle.

21h, les artistes prennent place, sur estrade, violon/violoncelle à gauche, cuivres à droite, batterie surplombant tout ça au milieu et guitare/basse de part et d’autre de tout ce beau monde et au milieu .. Brendon Urie. Let the show begin !

Les titres s’enchaînent, Don’t Threaten Me With a Good TimeHey Look Ma, I Made It, les uns après les autres sans nous laisser le temps de se ressaisir, LA Devotee, ..

Sur tremplin de nostalgie Urie monte sur l’estrade où se trouve un piano à la même hauteur que la batterie et nous interprète le classique Nine In The Afternoon.

Il reprend un instrument pour la chanson This Is Gospel, à savoir une guitare aussi dorée que sa veste et son micro.

On dit parfois que certains leaders bavardent trop au micro au détriment des chansons, dans le cas de Brendon Urie c’est l’inverse tant il assène chanson sur chanson. Hormis un « bonjour la France » juste après le premier titre il faudra attendre quasiment une heure et pas moins de QUATORZE chansons avant que l’artiste nous adresse directement la parole.

Retour au piano pour la chanson Dying in LA pour un solo avant que les violon/violoncelle ne rejoignent la mesure en cours de chanson. Les flashs de téléphone éclairent la salle tout du long du morceau où une grande partie des fans s’était donné pour consigne d’y mettre un scotch rouge donnant un effet visuel plutôt sympathique avouons-le.

 

 

 

 

 

Coutume, semblerait-il, lors du morceau Girls/Girls/Boys (chanson à courant LGBT, Brendon Urie étant lui-même bisexuel) les fans lancent des wagons de drapeaux arc-en-ciel sur scène que le chanteur ramasse un par un pour se les mettre autour du cou à presque disparaître en-dessous.

On peut dire ce qu’on veut le public est conquis, le show est époustouflant, pyrotechnie, confettis, écrans géants, spots lumineux de toutes parts, on en a plein les mirettes. Brendon Urie sait comment il faut faire, il utilise bien toute la (large) place qui lui est attribuée, attire toutes les attentions se trémoussant continuellement, jonglant avec son micro, et même un backflip sur la chanson Miss Jackson (oui vous avez bien lu). Au-delà de l’aspect visuel il est étonnamment juste en terme de chant tout au long de la prestation, se grisant de faire crier les foules à chaque montée dans les aigus.

 

 

 

 

 

C’est un vrai showman, et pour bien l’appuyer il reprendra The Greastest Show interprété par Hugh Jackman dans le film musical The Greatest Showman. La chanson lui sied parfaitement tout comme la reprise osée mais réussie du Bohemian Rhapsody de Queen.

Après le culte Emperor’s New Clothes vient le rappel où Urie refait surface sans son tee-shirt (la veste ayant déjà été tombée quelques chansons auparavant). Say Amen (Saturday Night) et le hit I Write Sins Not Tragedies retentissent avant le très musical Victorious qui assène le coup final de cette soirée. 2h de concert pour une setlist de tout de même 28 chansons, c’est ce qui s’appelle en avoir pour son argent.

Setlist:

1. (Fuck A) Silver Lining
2. Don’t Threaten Me With a Good Time
3. Ready to Go (Get Me Out of My Mind)
4. Hey Look Ma, I Made It
5. LA Devotee
6. Hallelujah
7. Crazy=Genius
8. The Ballad of Mona Lisa
9. Nine in the Afternoon
10. One of the Drunks
11. Casual Affair
12. Vegas Lights
13. Dancing’s Not a Crime
14. This Is Gospel
15. Death of a Bachelor
16. I Can’t Make You Love Me (Bonnie Raitt cover)
17. Dying in LA
18. The Greatest Show (The Greatest Showman cover)
19. Girls/Girls/Boys
20. King of the Clouds
21. High Hopes
22. Miss Jackson
23. Roaring 20s
24. Bohemian Rhapsody (Queen cover)
25. Emperor’s New Clothes

Rappel:

26. Say Amen (Saturday Night)
27. I Write Sins Not Tragedies
28. Victorious

Live report + Photos par Gaël