Fait par des fans, pour des fans.

Shinedown au Cabaret Sauvage – It’s about to get heavy !

Le concert du 9 novembre fut un concert exceptionnel sur bien des points.

Le premier étant la salle : le Cabaret Sauvage, que beaucoup d’entre vous connaissent bien, est en effet une des plus belles de Paris, avec son style inimitable de cirque chic.

Un autre point exceptionnel concerne le « special guest » : Starset. En effet le groupe est très populaire aux Etats-Unis, mais très peu connu en Europe, ce qui ne l’aura pas empêché de remplir les Etoiles plus tôt cette année et de ramener une bonne partie du public présent ce soir. Enfin, ce show est exceptionnel par le contraste entre la popularité de Shinedown partout dans le monde (rappelons qu’ils remplissent des arènes avec des dizaines de milliers de spectateurs) et la taille de la scène du Cabaret Sauvage, la plus petite sur laquelle ils aient joué de cette tournée selon ce que nous a confié leur tour manager. Ce concert sera pourtant l’occasion pour Shinedown de défendre leur excellent dernier album, Attention Attention, le groupe n’ayant joué de cet album que le morceau Devil au Hellfest près de 5 mois plus tôt.

Ayant cédé au « meet and greet » et son tarif relativement attractif (autour de 100€, soit 3 fois moins qu’aux Etats-Unis pour la même prestation), je vais d’abord parler de notre rencontre avec le groupe. Après 30 minutes d’attente, le tour manager nous amena dans un barnum se situant derrière la salle pour attendre le groupe. Il nous donna chacun un pass VIP laminé, un petit poster comportant une photo du groupe et un grand drapeau arborant la couverture d’Attention Attention.

Les fans sont disposés en ligne et les membres du groupe vont de fan en fan pour un moment privilégié avec chaque fan, ce qui est très appréciable par rapport à d’autres « meet and greet » où les groupes ne prennent qu’une photo après avoir serré la main au fan. Là, nous avons le droit à un moment vraiment sympa avec chaque membre du groupe ainsi qu’une signature sur tout ce qu’on leur présentait, le tour manager nous a même permis (chose rare selon lui) de prendre des selfies avec le groupe. Nous étions au centre de la ligne, nous avons donc eu le droit à un « bonus », les membres du groupe arrivant presque tous en même temps à notre niveau, nous avons pu prendre une photo avec la majorité des membres du groupe, la photo étant prise par Brent Smith lui-même ! Après environ 30 minutes de discussion avec le groupe, nous nous alignons à nouveau pour une séance photo avec eux, puis vient l’heure de retourner attendre à l’entrée de la salle.

Après être rentrés 15 minutes avant l’ouverture des portes (tout en croisant Starset à l’entrée), nous prenons d’assaut le premier rang et attendons avec impatience le show des anglais de Press To Meco. Le trio joue tout d’abord du pop punk légèrement teinté de metal qui fait taper du pied et hocher un peu la tête au début du set, puis lâche les riffs en deuxième partie de concert, notamment avec le morceau A Quick Fix, qui réveille définitivement ce set et fait qu’on a vraiment passé un bon moment lors de ce concert.

Après le set vraiment sympa de Press To Meco, vient le moment d’observer les OVNIs (littéralement) de Starset. Le groupe commence le show par le morceau Unbecoming, extrait du dernier album du groupe, Vessels, sorti en 2017. Le rock du groupe, très teinté de metalcore et d’electro, impressionne le public et est instantanément acclamé. On comprend mieux pourquoi le groupe a tant fait parler de lui lorsqu’on voit les effets visuels du groupe : le groupe de 7 personnes ( !) est entièrement déguisé sur le thème de l’espace, le guitariste, le bassiste et le batteur étant en costume de cosmonaute et le reste du groupe en robots musiciens, le tout agrémenté de mouvements robotiques favorisant l’immersion dans l’univers spatial du groupe.

Je pense sincèrement que le groupe pourrait faire tête d’affiche dans une grande salle comme le Zénith de Paris d’ici quelques années, tant le groupe a déchaîné l’enthousiasme du public. Le set est parfait de bout en bout et le public est définitivement charmé par ce groupe définitivement trop grand pour cette scène (littéralement, imaginez 7 personnes avec leurs instruments, qui incluent une batterie et 2 violoncelles, sur 15m² de scène, je sais qu’on est à Paris, mais ça reste très serré) ! On retiendra notamment les excellents morceaux Monster, Carnivore et My Demons, qui je pense résument bien le son du groupe, quelque part entre Bring Me The Horizon, Muse et Deadmau5. A revoir de toute urgence, on ne voulait pas que ça s’arrête !

 

 

La tension est à son comble lorsque commence The End de My Chemical Romance, annonçant le début du concert de Shinedown. Le groupe débarque sur scène en commençant par le morceau d’ouverture d’Attention Attention, Devil. Brent Smith se montre déjà impressionnant et harangue la foule à coups de « it’s about to get heavy ! » Il entame ensuite sur le morceau de la bande son de The Expendables, Diamond Eyes et ses « Boom-lay, Boom-lay, Boom » qui chauffent le public à blanc, on sent que ce sera un grand concert dès les deux premiers morceaux ! Eric Bass et Zach Myers sautent dans tous les sens, et Barry Kerch frappe comme un sourd sur sa batterie, le groupe est décidément en grande forme ! Cut The Cord, autre grand hit du groupe, continue cette montée en puissance décidément impressionnante.

Le calme revient un peu sur un deuxième extrait d’Attention Attention, le très bien construit Kill Your Conscience, évoquant les dérives des réseaux sociaux. Le groupe se pose en début de morceau pour mieux monter en puissance ensuite. On pense fortement à Imagine Dragons en entendant ce morceau, mais en beaucoup plus puissant et (à mon avis) plus efficace. L’ambiance se pose à nouveau sur I’ll Follow You, magnifique ballade qui voit Eric Bass poser sa basse pour jouer du piano. Cette période de calme fut bienvenue car le groupe continuera de sortir ses morceaux les plus puissants par la suite, Bully et Enemies notamment, le tout agrémenté de morceaux plus calmes comme State Of my Head, Get Up ou encore Second Chance.

Ce concert est en fait à l’image de la discographie de Shinedown, le groupe se plaisant à alterner morceaux à la puissance incomparable et ballades. On observera le fait que l’album Attention Attention marche autant voire plus sur scène que certains classiques, Black Soul notamment met tout le monde d’accord ! Un passage acoustique vient calmer le jeu avant la fin du concert cependant. Brent Smith nous explique qu’ils jouent en acoustique des morceaux relativement rares tous les soir, et ce soir, c’est le tour d’Amaryllis, jouée une dizaine de fois seulement en 5 ans. Le passage acoustique calme beaucoup le jeu, mais le public réclamant la ballade 45 depuis le début du concert, Brent s’exécute et joue le morceau qui n’est pourtant pas sur la setlist. Brent fait ensuite monter Sanjay Parikh, photographe officiel du groupe, sur scène pour faire un hommage à son père décédé un an plus tôt, en jouant le morceau de Lynyrd Skynyrd, Simple Man. Le public parisien est visiblement très ému devant ce beau moment, certains spectateurs partageant les larmes de Sanjay.

Après ces beaux moments acoustiques, qui auront vraiment démontré l’attachement du groupe à son public et à son équipe, vient le moment de finir ce magnifique concert. Quoi de mieux que le hit The Sound Of Madness et le nouveau morceau Brilliant pour terminer le concert ? The Sound Of Madness déchaîne les foules comme à son habitude, et Brilliant clôt le concert comme il clôt Attention Attention : un très beau morceau mais cependant très énergique, à l’image du groupe. Après avoir lancé de nombreux médiators et baguettes, le groupe s’en va, visiblement ravi que ce qui s’annonçait être un tout petit concert pour eux se soit révélé être un très grand concert pour eux comme pour nous.

Retrouvez le concert en Facebook Live:

 

Valentin Sappy.

 

 

 

Setlist Press To Meco :

Familiar Ground

If All Your Parts Don’t Make A Whole

Itchy Fingers

A Place In It All

A Quick Fix

Affinity

Here’s To The Fatigue

 

Setlist Starset :

Unbecoming

Monster

Die For You

Carnivore

Ricochet

Frequency

It Has Begun

Bringing It Down

My Demons

 

Setlist Shinedown :

Devil

Diamond Eyes

Cut The Cord

Kill Your Conscience

I’ll Follow You

Unity

Bully

Get Up

Enemies

State Of My Head

Black Soul

Second Chance

Amaryllis

45

Simple Man (Lynyrd Skynyrd cover)

Sound Of Madness

Brilliant

 

Un grand merci à Warner et Le Cabaret Sauvage.

Vous trouverez toutes les photos de cette soirée ici !

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