Review : Mark Morton – Anesthetic

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Mark Morton, le guitariste de Lamb Of God, s’aventure sans son groupe (ou presque) pour son premier album solo. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est très réussi !

Sorti le 1er mars dernier, le premier album solo de Mark Morton, guitariste de Lamb Of God, marque par sa diversité. Le guitariste aborde autant le hard rock (Save Defiance), la folk (Axis) et la soul (Reveal), que son style de prédilection dans lequel il brille : le groove metal.

L’album s’ouvre avec l’apparition de quelqu’un qui nous manque à tous, comme un hommage à la grande voix qu’il était. En effet, l’album débute par Cross Off, le titre qu’avait enregistré Chester Bennington avec Mark Morton peu avant son décès. Une chose est sûre, Chester n’avait rien perdu de sa voix avec l’âge, bien au contraire, car on retrouve ici tout le côté bestial qu’on lui savait mais qui manquait sur One More Light, avec plus de maîtrise que jamais. Un morceau magistral qui est à coup sûr la perle de cet album. On retrouve par ailleurs beaucoup d’autres visages familiers sur cet album. Jacoby Shaddix vient notamment poser sa voix sur un morceau qu’on aurait bien vu apparaître sur un des premiers Papa Roach. Chuck Billy de Testament donne aussi une performance parfaite sur The Never.

Un autre titre qui m’a beaucoup marqué à la première écoute est le troisième morceau de l’album : Axis. On retrouve ici Mark Lanegan, le crooner qu’on peut notamment entendre sur l’album Lullabies To Paralyse des Queens Of The Stone Age. Le morceau commence comme un morceau de folk que Lanegan aurait pu mettre sur l’un de ses excellents albums solo, mais monte en puissance vers la moitié et devient dantesque. Un autre coup de cœur.

Myles Kennedy apparaît sur Save Defiance, qui a tout d’un morceau d’Alter Bridge, mais qui déçoit très légèrement, probablement parce qu’on en attend trop de ce chanteur hors norme et parce qu’on a eu le droit à 4 performances sans failles précédemment. Blur (avec Mark Morales, de Sons Of Texas que certains ont pu voir en première partie de Seether au Bataclan en 2017) ainsi que Back From The Dead (avec le chanteur de Buckcherry, Josh Todd) déçoivent niveau voix, mais Morton reste très bon, tant niveau composition que niveau performance, et sauve les deux morceaux.

Ce léger passage à vide s’achève par Reveal, un morceau jazzy et soul avec Naeemah Z. Maddox au chant qui enchaîne sur un solo magistral et sur une montée en puissance qui réveille enfin l’album. Et quel réveil ! Le très puissant Imaginary Days voit Mark Morton prendre le micro sur un morceau qui rappelle Kashmir, avec Ray Luzier (Korn) à la batterie et Mike Inez (Alice In Chains) à la basse, s’il vous plaît ! Et force est de constater que Mark Morton tient vraiment la route vocalement ! On voit vraiment qu’il met tout dedans.

L’album se clôt par le premier single sorti : The Truth Is Dead voit Dave Ellefson (Megadeth), Roy Mayorga (Soulfly), Alissa White-Gluz (en clean s’il vous plaît !) et Randy Blythe s’inviter. Le résultat est un morceau de death metal mélodique vraiment imparable, on a l’impression d’écouter un très bon morceau de Lamb Of God avec des passages à la Megadeth, clairement un autre moment fort de ce très bon album. Une conclusion parfaite à ce très bon album !

En somme, Mark Morton nous présente ici un album solo de guitariste qui rappelle un peu le premier de Slash par son casting cinq étoiles, et je pense qu’il est vraiment comparable en termes de qualité, ce qui n’est pas peu dire ! Cet album, bien qu’ayant un léger passage à vide au milieu, voit Mark Morton s’essayer à beaucoup de styles différents, et réussir à en faire de très bons morceaux. Ce qui en fait pour moi un vraiment bon album, très varié et vraiment accrocheur avec de véritables pépites dedans.

 

8/10

Review par Valentin Sappy.

Album sorti le 1er mars 2019, disponible à la vente ici et dans les points de vente habituels.

 

Vous trouverez ci-dessous le clip du morceau Cross Off (feat. Chester Bennington) :