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Les lumières célestes d’Alt-J à Bercy

Après avoir fait la tournée des festivals français en 2017, le groupe britannique ALT-J jouait sa première date de l’année à l’AccorHotels Arena à Paris ce jeudi 11 janvier. Le groupe natif de Leeds, composé de Gwil Sainsbury à la guitare/basse, Joe Newman au micro, Thom Sonny Green à la batterie et Gus Unger-Hamilton au clavier, nous a invité à redécouvrir leur univers aux frontières de la pop, de la folk et de l’électro.

 

Avant-même le début du concert, le public impatient se mue en un silence à la fois impatient et attentif.  Alt-J fait son entrée dans un Bercy à demi-complet, alors que des rangées de barreaux lumineux parsèment la scène, nous transportant d’emblée dans une forêt rétro-futuriste.

 

C’est avec le titre 3WW qu’ALT-J ouvre le show, happant la foule avec ses arpèges graves et hypnotiques. Dès les premières notes, la mélodie enveloppante des guitares emmène le public vers un voyage qui s’annonce d’ores et déjà plein de mystères et de surprises.

Dans une dualité entre noir et blanc, les LED à alternance régulière nous plongent dans un univers sombre au premier abord. D’une chanson à l’autre, les tableaux de lumière s’enchaînent, s’entrechoquent, tout cela grâce à  un show de lumières très réussi.

Vient ensuite l’emblématique Something good avec ses envolées mélodiques et ses arpèges au synthé qui se mélangent aux cascades de lumière. On continue de traverser les tableaux que le groupe nous propose, toujours dans cette ambivalence entre tension et volupté.  Seul petit bémol en opposition aux explosions de couleurs qui créent le mouvement, le groupe est plutôt statique tout au long des 1H30 de concert.

Un beau travail sur les chœurs vient néanmoins relever cela. Le titre Nara issu du deuxième album en est d’ailleurs une belle démonstration, avec ses « Alléluia » qui participent en un instant céleste… La foule chante à l’unisson : le temps semble s’arrêter pour ce morceau très caractéristique du groupe.

 

Live report: Fanny Mathon & Yann Sparfel.

Merci à Live Nation pour l’accréditation.

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