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Hollywood Undead, plus vivant que mort à l’Elysée Montmartre !

Suite à la sortie de leur dernier album, V (Five), une tournée mondiale s’imposait. Bien sûr, en passant par la France. C’est à l’Elysée Montmartre que le groupe de metal mêlant rap et rock a interprété 17 titres tirés des anciens albums comme du nouveau. L’événement s’annonçait à la hauteur de leur réputation, avec une salle pleine à craquer.

Mais d’abord la première partie : ils viennent du Pays de Galles et se font appeler Astroid Boys. Sur scène, les 5 musiciens sonnent plus rap que rock, et le public a du mal à se mettre dans le mood. Hochements de tête par-ci par-là sur un rythme compliqué à suivre, le public est difficile à motiver. Après de multiples efforts pour chauffer la salle, le groupe arrive tout de même à faire danser quelques personnes, et même créer un baby-pogo. GG les gars !

Le changement de plateau s’en suit avec l’installation de palmiers lumineux (oui oui, il neigeait bien ce soir-là dans Paris) ainsi que le clavier, synthé et la batterie mis en valeur sur des estrades. A ce moment, on peut aisément deviner un sentiment collectif dans le public : l’impatience, l’impatience palpable de voir enfin le groupe hollywoodien dont la dernière date en France remonte à 2016. Et voici le moment tant attendu : salle plongée dans le noir, rayons bleus effet laser, cris de satisfaction du public.

Apparaissent sur scène un à un les 5 membres du groupe, tous plus acclamés les uns que les autres. Fidèles à eux-mêmes, leurs visages sont masqués ne laissant distinguer que des figures figées. La symbolique est validée par le public, et certains en portent à l’effigie de ceux du groupe.

Bonne entrée en matière avec Whatever It Takes, musique plutôt modérée, le temps de réveiller le public. Ce n’est pas le cas de Undead, dont tout le monde reprend le refrain avec entrain. Pas besoin de parler, on sait tout de suite où on met les pieds, et c’est bien au concert des rappeurs hollywoodiens qui favorisent l’aspect visuel et humain de leur concert. Suivi par la célèbre California Dreaming, single phare du nouvel album, Been to Hell fait grimper la température, littéralement, et le public commence à vraiment s’agiter, se pousser, s’amuser.  Malgré un auditoire hétérogène, parsemé de nouveaux fans mais principalement constitué d’anciens, tout ce petit monde lève le poing au même rythme que la musique.

Le public est chaud, très chaud, et on enchaîne avec Renegade, sur laquelle le groupe nous demande un mosh pit qui ne se fait pas attendre. La foule était déjà déchaînée sur Gravity, mais Comin’ in Hot est clairement au-dessus, titre incontournable du groupe. Quant à War Child, l’ambiance n’est descriptible qu’avec un mot : le feu. Sur la scène avec des effets explosifs, dans la foule effrénée, dans chaque parole chantée. Il faut dire qu’Hollywood Undead sait comment tenir son public, tantôt des déplacements sur tout le long de la scène, tantôt des regards ciblés de la part de tous les membres. Cela donne un côté intime assez apprécié. Difficile à faire bouger, mais dévoué et impliqué jusqu’au bout, tel est le public français de Hollywood Undead ! War Child n’est pas la seule à mettre l’ambiance, on retrouve les titres comme Day of the Dead et Everywhere I go qui font du bien aux oreilles, et l’unanimité chez la communauté des fans.

Le concert se termine sur Hear me now : magnifique bouquet final scénographique avec des jets de fumée et de feux d’artifices, mais surtout, beaucoup d’émotions partagées entre le public et les artistes. Une cohésion incroyable se fait ressentir après avoir vécu un concert des plus réussi.

« Are we still alive ? », nous demande l’un des membres. Oui, on peut l’affirmer avec certitude, ce soir on était bien vivant à l’Elysée Montmartre.

Setlist :

Whatever It Takes

Undead

Been to Hell

California Dreaming

Dead Bite

Renegade

Gravity

Comin’ in Hot

War Child

Tainted Love (Soft Cell cover)

Bullet

Another Way Out

Riot

Cashed Out

Bad Moon

Day of the Dead

 

Rappel :

Everywhere I Go

Hear Me Now

 

Live Report de Marion Fromentin.

Photos de Charles Pozzo Di Borgo.

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