Festival Report – Rock en Seine 2018

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Report Rock en Seine 2018

 

Vendredi :

Josman :

Ce jeune rappeur originaire du Cher, installé à Aubervilliers fut le premier artiste de la culture urbaine à se présenter au domaine de Saint-Cloud. Sur les coups de vendredi à 16h20, la fosse n’est pas encore pleine que Josman commence son show. Et on peut dire qu’il commence fort, débordant d’énergie sur scène, accompagné de sa bande de potes en train d’immortaliser la prestation du rappeur. L’occasion était parfaite pour J.O.$ de participer à Rock en Seine qui allait très certainement faire augmenter sa notoriété, quelques semaines avant la sortie de son premier album solo (sortie en septembre). Lui qui commence à se faire un nom sur la scène rap français en a conquis plus d’un lors de son passage dont moi, qui ne le connaissais pas ! Quelques jours avant sa prestation au festival il avait sorti son single « Vert & Violet » qu’il a pu interpréter en live, gros gros kif ! Josman est donc pour moi une très bonne découverte, le festival commence bien !

Stefflon Don :

La Queen de Londres et du Twerk, révélation de la scène rap en Grande-Bretagne a mis le feu sur la scène de l’Industrie (scène où c’est également produit PLK, Lord Esperanza & Octavian, entre autres) ! Avec sa tenue vestimentaire osée (à voir les photos !), qui rappelle à la fois Niki Minaj ou Cardi B a débarqué à Saint-Cloud en force avec son titre « Hurtin’ Me » en featuring avec French Montana qui compte plus de 100 millions de vues sur YouTube. Accompagné par deux danseuses, Stefflon Don a conquis un public chaud ainsi que les photographes !!!

Mike Shinoda:

Le rappeur de Linkin Park montait pour la première fois sur la grande scène de rock en Seine. Lourd challenge pour lui, depuis le suicide de son acolyte et meilleur ami Chester Bennington. Mike vient de sortir un album solo « Post traumatic » où il nous raconte sans détours ce par quoi il est passé après le suicide de Chester. 

 

Le concert est très mélancolique, et de nombreux fans de Linkin Park sont venus en hommage, et beaucoup d’entre eux pleurent lorsque Mike nous rappelle les moments qu’il a passé avec Chester.

 

PNL :

Qu’on soit clair, la venue de PNL à Rock en Seine est un sacré événement. Voir en live les deux frangins du 91 est quand même chose rare. Ils étaient tellement attendus que leur retard d’une grosse vingtaine de minutes a fait monter quelques sifflets de la part de la foule venue en masse. Mais une fois leur apparition, toute la frustration s’effaçait. C’est parti pour une heure de rap planant, micro-vocodeur et joint à la main. Rythme calme voire mou, peu voire pas de présence sur scène de la part des deux rappeurs, pas de décor, une ou deux vidéos sur les écrans géants lors de la chanson Onizuka, mais qu’est-ce que j’ai pris mon pied !!! Moi qui aime ce que fait PNL que ce soit musicalement ou visuellement avec leur clip, j’ai vraiment apprécié leur passage. Pour finir, minuit passé, PNL à invité tous les potes de leur quartier à venir sur scène et prendre un cocktail pour leur dernier single « 91’s » sorti cet été.

 

Samedi :

PLK :

PLK était également pour moi un rappeur à ne surtout pas louper. Voilà maintenant plusieurs années que je le suis, depuis l’époque de Panama Bende, à aujourd’hui où il prépare son premier album solo « POLAK ». D’origine polonaise donc, PLK a véritablement mis le feu pendant un peu moins d’une heure. Pogo en pagaille dans la fosse, l’artiste parisien est selon moi celui qui a mis la plus grosse ambiance de tous les artistes que j’ai vus durant ce week-end (suivi de très près par Lord Esperanza). Et enfin pour mettre le feu une dernière fois sur scène et dans le public, PLK a dévoilé un inédit, le premier single de son futur album (prévu le 05 octobre 2018) intitulé 250.

Octavian :

Octavian, artiste londonien que je ne connaissais pas. Mais en cherchant sur Internet en amont de son passage j’ai pu voir qu’il était validé par Drake (rien que ça !) grâce à son titre « Party here ». En effet on voit une vidéo de Drake en train de danser sur le son du britannique. Je pense qu’Octavian n’était pas très connu du public parisien qui n’était pas forcément hyper réceptif. Alors quelques mots en français (Octavian a vécu quelques années à Paris) pour chauffer le public et c’est parti ! Tellement chaud par la suite qu’il a fini torse nu.

Cigaret After Sex:

On attendait ce set de Cigarettes After Sex. Ce groupe si calme et tranquille, voir soporifique -via l’aide d’opiacés ou pas- était programmé au milieu de l’après-midi sur la grande scène. Pari très risqué !

Mais pari tenu ! La scène était totalement nue et représentait fidèlement le groupe. Une sobriété totale. Cigarettes After Sex déroulent leur set parfait. Aucune erreur, aucune faute, du 100% nickel. Entre leur musique studio et leur live, aucune différence !

 

Dimanche :

Lord Esperanza : Encore peu médiatisé, Lord Esperanza s’est produit à 14h30 le dimanche, je ne sais pas s’il y a pire comme horaire pour un artiste !? Mais à ma surprise générale, à mon arrivée devant la scène, une demi-heure avant le début du passage, la fosse était déjà bien garnie. Preuve que Lord commence à mobiliser les foules. Débordant d’énergie, vivant ses musiques à fond. Il a même fini dans la fosse ! Le jeune public a répondu présent, Lord à du lui aussi prendre un plaisir fou à se produire à domicile !

Post Malone :

La Rockstar tout droit venue des states était pour moi comme pour beaucoup de festivaliers l’artiste à ne pas louper de cette édition 2018. D’autant plus que c’était la première grande scène de « Posty » en France. Venu avec ses propres gardes du corps, Post Malone a fait une entrée tonitruante avec l’un de ses titres phares : « Too Young ». Posty a fait tout ses gros hit, « Rockstar », « Better Now », « White Iverson ». Puis, Malone s’est assis sur une chaise, a pris sa guitare, coincé sa cigarette sur la guitare, la pinte de bière à ses pieds et nous à fait (ma chanson préférée de Posty) « Stay », pleine d’émotion. Tellement d’émotion qu’une fille dans la fosse à coté de moi s’est mise à pleurer ! Une fois ces deux titres à guitare fait, la Rockstar américaine explosa sa guitare contre le sol et renversa sa bière par terre avant de reprendre ses chansons plus possédé que jamais ! Quel artiste ! J’adorais déjà cet artiste avant son passage, je ne louperai sans aucun prétexte son prochain passage en France.

 

Liam Gallagher:

L’un des frères rebelles d’Oasis était la grande annonce du festival. Très connu de Rock En Seine, puisque c’était que Oasis s’était définitivement quitté après une bonne baston dans les backstages du festival. Liam nous en touche deux mots dessus d’ailleurs, sans plus s’attarder sur le sujet en se lançant dans « Champagne Supernova », dernier morceau joué par Oasis.

 

Macklemore:

Le clou de rock en Seine fût probablement Macklemore. Débarqué avec toute sa troupe en trombe au début de son set, il n’en démordra pas tout du long. Le chanteur est content d’être là, et il nous le fait clairement savoir avec un concert qui met 200% d’ambiance à RES 2018. Il nous explique avoir pris un peu de temps pour lui, et surtout pour sa fille ses derniers temps. Cette dernière fait d’ailleurs plusieurs apparitions dans les bras de son père complètement gaga.

                

   

 

[Scott] Mon avis sur Rock en Seine 2018.

Vous l’aurez très probablement compris, je suis un passionné de culture urbaine, hip-hop et rap. J’ai trouvé la programmation hip-hop / rap de cet édition 2018  particulièrement riches. A la fois des grosses têtes d’affiche comme Post Malone, PNL et Stefflon Don, des rappeurs qui commencent à vraiment percer avec PLK et enfin des jeunes talents qu’on entendra très vite partout comme Josman, Lord Esperanza ou encore le londonien Octavian. Belle programmation donc, j’ai même beaucoup entendu « ce n’est plus Rock en Seine mais Rap en Seine », ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre …