Fait par des fans, pour des fans.

J’ai testé pour vous : Figurant dans un clip de Métal Parodique.

Si vous aimez le métal et les bonnes tranches de rigolade, ou tout simplement si vous suivez un peu l’actu musicale, vous n’avez certainement pas raté l’évènement du moment : La sortie du dernier clip d’Ultra Vomit !

Après le succès retentissant de « KAMMTHAAR » (hommage parodique particulièrement réussi au groupe de métal industriel allemand le plus connu du monde) dont le clip approche les 2 millions de vues sur Youtube* (quand même !), les nantais d’Ultra Vomit ont publié il y a quelques heures leur dernière superproduction. En guise d’introduction au Hellfest 2018 – qui commence demain – on ne pouvait espérer mieux.**

En exclusivité, j’ai testé pour vous : participer au tournage du clip.

Evier Métal, la 22ème et dernière piste de leur 3ème Opus – Panzer Surprise rend hommage aux plus grands du Heavy des années 60 – 70.

Dans un style exagérément Métal, le quatuor brille une fois de plus par leur capacité à allier humour dans un style pipi (vs) caca et virtuose dans un style… virtuose. Musicalement, le rendu n’a rien à envier à Judas Priest ni à Iron Maiden. Filmistiquement, « Il y a quelque chose au plafond » n’a rien à envier à Thriller de M. Jackson, ni à Inception de C. Nolan…
On vous le dit, si le court métrage s’apprête à crever l’écran, nul doute que le « plafond » (du rire, du lol, c’est majestueux !) de paiement a été crevé, lui aussi…

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Il fallait postuler par mail. Beaucoup de demandes, pour peu de places. Victoire, j’ai mon sésame pour participer en tant que figurant.

 

Mardi 27 février 2018 : 17 h au Ferrailleur. Dans une ambiance décontractée, les figurants arrivent petit à petit au bar/salle de concert rock le plus célèbre de Nantes. Le Ferrailleur, c’est ce bar au milieu des « hangars à bananes » sur les bords de Loire, rive nord de l’Ile de Nantes. Tout rockeur/métalleux dans la région connaît et fréquente plus ou moins souvent ce bar.***

Tout le monde patiente et le groupe se fait désirer donc l’heure de retard est passée autour d’une bière pour la plupart. En ce qui me concerne, j’en ai profité pour faire la rencontre de Marion et Charles qui sont devenus des amis depuis (je le redis, Le Ferrailleur, allez-y !).

Ouverture de la salle à 18h, les fans sont fébriles, Fetus, Flocos, Manard et Matthieu Bausson apparaissent sur scène… vêtus de cuir et de clous, ils ont poussé le style heavy aussi loin qu’on pouvait le pousser… Et c’est parfait.

Le tournage est un tournage. C’est-à-dire qu’il y a beaucoup de temps morts, des « On la refait » et des « On la refait une dernière fois et c’est bon ». Mais on rigole beaucoup.

Dès le début, à peine montés sur scène, nos 4 compères sont sommés de se cacher pour la première prise. Il faut donc environ 5 minutes pour que Manard arrive à redescendre de l’estrade mais on finit par la faire cette première prise. Ensuite, commencent les prises avec le groupe. Tous sont en play-back (forcément) sauf Manard (forcément… Essayez de play-backer de la batterie, allez-y je vous regarde).

La centaine de figurants qui s’est massée dans la petite salle de concert est survoltée, et personne n’est là pour la célébrité. Les intermèdes sont ponctués par des interventions très intelligentes de Flockos ou pas Manard qui cherche ses baguettes. Un concert d’Ultra Vomit en somme.

Après l’une des premières prises de la foule, le responsable du tournage nous somme d’être un petit peu plus pêchus… Malheur. La prise suivante et toutes les autres après sont devenues des pogos brutaux et délicieux. Résultat, l’équipe est satisfaite, et nous, on transpire mais on se régale.

Seule déception mais il fallait bien s’y attendre, on n’aura au final même pas eu une chanson en entier… Ni par le groupe, si même à la radio… mais bon, on était prévenus, c’était un tournage, pas un concert.

Matthieu Bausson me confiera même en discutant par la suite qu’il n’y a pas un instrument de pluggé ni même un ingé son… donc forcément.

Après maints pogos et des éviers en métalencarton réduits à néant, les figurants sont libérés et le groupe finira ses prises, seul. Les fans en profitent pour aller discuter avec les membres du groupe qui sont toujours très accessibles, et prendre quelques photos/selfies de groupies. A Nantes, les Ultra Vomit sont à la maison, et on ne peut pas dire qu’ils se prennent pour des stars.

C’est donc là que j’ai pu apprendre que ce clip (avis aux fans de Kammthaar) profite d’un budget 3 fois supérieur au précédent. Et ce grâce, très majoritairement, au Merch qui marche du feu de dieu d’après Manard. Bien-sûr le Hellfest y est pour quelque chose en ce qu’il a poussé leur notoriété d’un coup d’un seul (quand bien même le groupe jouissait déjà d’une renommée certaine dans le milieu du métal francophone) mais ce sont les fans qu’il faut donc remercier ici… Quelque part, ce sont eux qui ont payé le tournage de cette pépite. Quand on voit le résultat de Kammthaar depuis sa sortie, et la qualité d’Evier métal, on ne peut que présager d’un succès absolu pour ce dernier clip.****

 

En ce qui me concerne, je lui prédis un très bel avenir.

Son tournage en tout cas, était mémorable et j’en suis rentré chez moi, heureux, et avec des étoiles dorées dans le slip… enfin sous mon kilt pour être précis.

Merci Nico, Merci Emmanuel, Merci Fabien et Merci Matthieu Bausson.

Je reviendrai.

 

Pour un clip Pipi Vs Caca peut-être ?

Vianney

*Il manque 40 000 vue alors soyez sympas !

** Sauf la Warm-Up le mois dernier… On y était aussi d’ailleurs. Spoiler Alert : j’ai pas gagné le pass au concours de Air Guitar mais j’ai mal aux genoux.

**bis Enfin sauf une invitation aussi éventuellement mais ça…

*** Le groupe a d’ailleurs choisi de projeter son clip en avant-première (suivi d’un making-off tout aussi loufoque), hier soir au Ferrailleur, nous y étions et c’était très pouce en l’air !

**** On doit me voir quelque part en haut à gauche. En cherchant bien…

 

 

*’.’* Vous excuserez la médiocrité des photos mais les appareils photos étaient bien entendu interdits pour respecter la confidentialité du tournage. Il fallait d’ailleurs beaucoup de sang froid pour respecter l’interdiction de les diffuser avant la sortie du clip.
Oui je suis une groupie… Je vous emmerde.

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